L’Aveugle-Né

 

 

Dimanche dernier, en écoutant la lecture de l'Évangile, nous avons été témoins de la façon dont notre Seigneur Jésus-Christ a, par Sa parole, élevé un homme pécheur, en l’occurrence une Samaritaine païenne, des choses terrestres aux choses célestes, l'a faite passer de la vie charnelle à la vie spirituelle et, à la fin, la pécheresse est devenue une sainte martyre pour le Christ sous le nom de Photinia-Svetlana. Si dimanche dernier, le Seigneur nous avait rappelé que Dieu est Esprit et que la Vérité est le Christ, et nous avait appelés à adorer Dieu et à prier «en esprit et en vérité» «en tout lieu de son empire», en revanche, dans le présent Évangile de la guérison de l'aveugle-né, le Seigneur nous donne un modèle de prière.

Étant privé de vue, l’aveugle ne voit pas le Christ-Fils de Dieu, il entend seulement parler d’un Thaumaturge qui peut lui rendre la vue et il exige de Lui de le guérir. Pressé de toutes part par une foule hostile, il supplie, il crie : «Jésus, Fils de David, aie pitié de moi» ! Et le Christ entend son appel, répond à sa prière et guérit l’Aveugle.

Et nous aussi, souvent nous sommes des aveugles spirituels. Nous savons que Dieu existe, mais nous ne Le voyons pas, nous ne sentons pas la proximité du Christ-Sauveur, bien que nous connaissions Sa parole : « Je suis avec vous tous les jours de votre vie » !

Mais cela ne nous empêche pas de faire appel à Son aide lorsque nous traversons des moments difficiles dans notre vie. Mais le faisons-nous avec la même insistance que celle de l’aveugle-né qui en appelait au Christ-Jésus.

Que le Seigneur nous préserve,lorsque nous prions, de ressentir de l’ennui ou du doutequi peuvent naître de notre dualité intérieure, car, comme le dit le Seigneur, «un homme irrésolu n'est pas ferme dans ses voies». Notre prière doit être persévérante et doit provenir du sentiment et de la conscience de la proximité du Maître de la Vie - notre Seigneur Jésus-Christ.

Mais la persévérance dans la prière suffit-elle ? Non. La persévérance doit s'accompagner de l'obéissance au Seigneur.

Notez bien la chose suivante : le Christ n'a pas guéri l'homme aveugle de naissance immédiatement, instantanément. Le Seigneur teste en quelque sorte son obéissance, sa disponibilité à accepter Sa Parole : il commence par faire un mélange de salive et de sable, l'étale sur les yeux de l'aveugle et lui dit d'aller se laver à la fontaine de Siloé. Ce n'est qu'après avoir accompli tout cela que l'aveugle de naissance recouvre la vue. Sa prière persistante, associée à l'obéissance à la Parole de Dieu, a porté le fruit escompté.

L'aveugle subit les moqueries, les insultes et les menaces des scribes pseudo-scientifiques et des pharisiens qui l'entourent. Mais il reste ferme dans sa conversion au Christ. Cela, mes chers amis, est aussi notre chemin, le dur chemin de tout croyant en le Seigneur Jésus-Christ comme Fils de Dieu. Mais ceux qui demeurent en Dieu, par la grâce de notre Intercesseur Jésus-Christ, supportent tout avec une âme paisible et, demeurant dans l'obéissance à la Parole de Dieu, ils surmontent facilement les constructions d’enseignements pseudo-scientiques, tout comme l'aveugle, qui a recouvré la vue par sa simple foi, a facilement surmonté le mensonge intellectuel des persécuteurs du Christ-Messie. Amen.

 

Évêque MITROPHANE /Znosko-Borovsky/

 

 

 

Неделя о слепом

 

 

Если в прошлое воскресенье, слушая Евангельское чтение, мы были свидетелями, как Господь наш Иисусъ Христосъ возвел словом Своим грешного человека, язычницу-самарянку, от земного к небесному, возвел ее от плотской жизни к жизни духовной, и грешница стала святой мученицей за Христа с именем Фотины-Светланы; если в прошлое воскресенье напомнил нам Господь о том, что Богъ есть Духъ, а Истина – Христосъ, и призвал нас к поклонению Богу и к молитве в «духе и истине» на «всяком месте владычества Его», – то в нынешнем Евангелии об исцелении слепого от рождения – дает нам Господь образ молитвы.

Не видит слепой Христа-Сына Божия, он лишен зрения ; он лишь слышит о Чудотворце, могущем дать ему зрение, и требует от Него исцеления. Окруженный недоброжелательной средой, он настойчиво молит, кричит : «Иисусе, Сыне Давидов, помилуй мя!» И Христосъ откликается, идет ему навстречу – исцеляет его.

И мы с вами являемся часто духовными слепцами. Мы знаем, что есть Богъ, но не видим Его, не чувствуем близости к нам Христа-Спасителя, хотя и знаем сказанное Им: «Я с вами всегда» во вся дни.

И все же Его помощь, в нашей жизни, мы призываем. Но... с той ли настойчивостью, с какой призывал Иисуса слепой от рождения ?

Не дай нам Господь в молитве неуверенности и уныния, которые бывают от нашей внутренней раздвоенности, ибо – как говорит Господь – «не тверд в путях своих человек с двоящимися мыслями». Настойчивой должна быть молитва наша и должна исходить она из чувства и сознания близости к нам Владыки Жизни – Господа нашего Иисуса Христа.

Однако, достаточно ли одной настойчивости в молитве ? Нет. К настойчивости следует присоединить еще и послушание Господу.

Обратите внимание : не сразу, не мгновенно исцелил Христосъ слепого от рождения. Господь как бы проверяет его послушание, готовность принять слово Его: делает смесь (брение) из слюны и песка, смазывает этим глаза слепого и велит пойти умыться в купели Силоамской. И только исполнив все это, от рождения слепой возвращается зрячим. Настойчивая мольба-молитва его, сопряженная с послушанием Слову Божию, принесла желаемый плод.

Насмешки, оскорбления и угрозы переносит слепой со стороны окружающей его псевдо-учености книжников и фарисеев. Но он непоколебим в своей обращенности ко Христу. Это, дорогие мои, и наш с вами путь, нелегкий путь всякого верующего в Господа Иисуса Христа, как Сына Божия. Но пребывающие в Боге, чрез Ходатая нашего Иисуса Христа, все переносят с миром душевным и, оставаясь в послушании Слову Божию, легко побеждают ходули книжной псевдо-учености, подобно тому, как и прозревший слепец логикой веры легко победил лукавство ума гонителей Мессии-Христа. Аминь.

 

Епископъ МИТРОФАНЪ /Зноско-Боровскiй/

 

La  Lumière  du  Christ

 

L'Église orthodoxe nous appelle à glorifier saint Grégoire Palamas, connu sous le nom d'archevêque de Thessalonique, du nom de la ville où il a laissé une trace lumineuse dans l'histoire de l'Église, et qui a immortalisé son nom par son combat théologique sur la Lumière Thaborique.

Vous connaissez, bien sûr, l'histoire de la fête de la Transfiguration du Seigneur, vous savez comment le Seigneur, transfiguré en gloire sur le mont Thabor, a brillé d'une lumière plus étincelante que la lumière du soleil. Une controverse s'était alors fait jour : de quelle type de lumière s'agissait-il ? Était-ce une lumière éternelle, sans commencement, du Dieu éternel et incréé, ou était-ce une lumière, certes étincelante, mais notre lumière terrestre ordinaire, ce que l’on appelle une "lumière créée". En d'autres termes, la question était de savoir si cette Lumière du Thabor était une lumière créée ou incréée.

On pourrait penser que nous puissions dire immédiatement que, puisque c’était le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, la Deuxième Personne de la Sainte Trinité, le Dieu infini, qui avait été transfiguré, Sa gloire était égalementune gloire divine, et Sa Lumière était uneLumière de la divinité éternelle, sans commencement, car lorsque vous et moi disons dans le Credo que nous croyons au Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, en tant que «lumière de lumière», Lumière deCelui qui était la Lumière éternelle – Son Père, nous disons que le Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est la Lumière de la Lumière de Celui qui était Son Père avant que le monde soit créé.

Nous savons d’après la Bible que Dieu, en qui, selon l'apôtre, «il n'y a point de ténèbres», a dit au début de la création : «Que la lumière soit ! Et la lumière fut», etc’est là que la lumière créée est apparue. Mais Dieu est Lumière incréée et éternelle. Et bien que ceux qui étaient dans l’erreur persistaient dans leur entêtement, saint Grégoire Palamas devait remporter une victoire décisive dans cette dispute théologique, et la fausse doctrine fut vaincue et elle disparut.

Certains pourraient dire que ce n'était qu'unecontroverse théologique abstraite, scolastique et non vitale. Mais ceux qui pensent ainsi ne font qu'indiquer à quel point ils sont éloignés du monde spirituel. Certes, notre monde est tel que les vérités théologiques, les vérités dogmatiques fondamentales de notre foi, si même nous les confessons et les reconnaissons,ne se reflètent pas dans la vie. Les gens sont beaucoup plus affectés lorsque la lumière créée s'éteint lors d’une panne, ils ressentent alors ce qu'est la lumière, parce que c'est un coup porté à leur vie pratique. Mais quand il s’agitd’un domaine spirituel et qu’ils disent "ce n'est pas vital", ils témoignent du fait qu'ils ne savent pas vivre dans le monde des valeurs spirituelles.

Le Seigneur Jésus a dit de Lui-même : « Je suis la Lumière du monde », et Il a ajouté que celui qui Le suit ne sera pas dans les ténèbres, mais qu'il aura la lumière de la vie. Et l'Église fidèle à Son Seigneur confesse que cette Lumière brille toujours. Elle brille encore aujourd'hui. Et même si vous et moi voyons quelles ténèbres ont enveloppé notre terre et toute la race humaine, ténèbres dans le domaine du dogme et de la morale, cela ne signifie pas que la Lumière du Christ a cessé de briller non. L'apôtre et évangéliste Jean le Théologien, dans l'Évangile lu durant la nuit de Pâques, dit : «Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue».

Mais malheureusement, il arrive souvent à l'homme ce contre quoi l'Écriture Sainte le met en garde : il ferme lui-même ses yeux et ses oreilles pour ne pas voir et ne pas entendre. Ainsi, lorsque les valeurs spirituelles, la lumière spirituelle se présentent à lui, il n'y est pas seulement indifférent, mais il s'en éloigne souvent de lui-même, de sorte qu'il ne voit pas et n'entend pas ce qu'il devrait voir et ce qu'il devrait entendre. Parce que l'homme s’est entièrement attaché à ce qui est terrestre, de sorte qu’il ne vit que de et pour la terre, et ainsi ses yeux sont fermés et ses oreilles sont bouchées, afin de ne rien voir, ni entendre. Mais la Lumière du Christ brille et brillera toujours, et ceux qui ont les yeux et les oreilles ouverts, qui voient et entendent, sont sanctifiés et illuminés par cette Lumière.

Frère chrétien, ne te laisse pas déconcerter par ces ténèbres qui se déversent de partout. Certes, on ne peut que s'attrister de voir l'humanité errer dans de si sombres ténèbres, mais si l'homme cherche et s'efforce d'atteindre la lumière, celle-ci ne lui est pas refusée.

Notre Seigneur Jésus-Christ, selon les mots de Son apôtre, «est le même hier et aujourd'hui et Il le sera éternellement». S'Il a été la Lumière qui a illuminé tout homme pendant Sa vie sur terre, Il illumine également maintenant tout homme qui ne ferme pas les yeux, qui ne se bouche pas les oreilles, mais qui va au devant de cette Lumière. Et s'il accepte cette Lumière du Christ, les paroles de l'Évangile se réaliseront alors sur lui : «Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière». Amen.

 

Saint Métropolite PHILARÈTE

 

 

 

Свет  Христовъ

 

Православная Церковь призывает нас прославить свят. Григория Паламу, архиепископа Солунского, который еще иначе называется Фессалоникским – по имени того города, в котором совершал свое архипастырское служение этот Великий иерарх. Яркий след оставил он после себя, в истории Церкви,вособенности обессмертил он свое имя той богословской борьбой о так называемом Фаворском свете.

Вы знаете, конечно, историю праздника Преображения Господня, знаете, как Господь, преобразившись во славе, сиял светом ярче, чем солнечным. И вот, поднялся тогда спор – какого рода был этот свет. Был ли это безначальный, присносущный свет, присносущного и безначального Бога, или это был хотя и яркий, но наш обычный земной свет, так называемый «сотворенный свет». Иными словами, спор шел на тему – был ли этот Фаворский свет сотворенным или не сотворенным светом?

Казалось бы, можно было бы сразу сказать, что поскольку там преобразился Сам Господь Иисусъ Христосъ, Второе Лицо Святой Троицы, Богъбезконечный, то и слава Его была – слава божественная, и свет был – свет вечного безначального божества, ибо когда мы с вами и в Символе Веры говорим, что мы веруем в Господа Иисуса Христа, Сына Божия, то как «света от света» – Того, Кто был Светом от Света – Отца Своего, еще до того, как был мiръ сотворен.

Мы знаем из Библии, что Богъ, в Котором, по слову апостола, «нет никакой тьмы», изрек в начале творения : «Да будет свет. И стал свет» – появился этот сотворенный свет. Но Богъ есть свет несотворенный и вечный. И хотя заблуждающиеся упорно стояли на своем, в этом богословском споре святитель Григорий Палама одержал решительную победу, и ложное учение было побеждено и исчезло.

Могут сказать, что это был только отвлеченный богословский спор, схоластический и не жизненный. Но те, кто так говорят, указывают только на то, как они далеки от мiра духовного. Конечно, жизнь наша такова, что богословские истины, основные догматические истины нашей веры если нами может быть и исповедуются и признаются, то они как-то в жизни не отражаются. Да, действительно; иногда люди, так настроенные, так живущие, бывают гораздо больше задеты за живое, когда потухнет вот этот сотворенный свет, то тут люди почувствовуют, что такое свет, потому что это удар по практической жизни. А когда в вопросах духовных люди говорят "это нежизненно", то свидетельствуют тем, что не умеют жить в мiре духовных ценностей.

Господь Иисусъ о Себе сказал «Аз есмь Свет мiру», и добавил, что кто идет за Ним, тот не будет во тьме, но будет иметь свет жизни. И Церковь, верная своему Господу исповедует,чтоэтот свет всегда сияет. Он сияет и теперь. И хотя мы с вами видим, какая тьма окутала сейчас нашу землю, окутала человеческий род, тьма и в области догмы и в области морали, но это не значит, что Свет Христовъ перестал сиять – нет. Апостол и евангелист Иоанн Богослов в том Евангелии, которое читается в Светлую Пасхальную Ночь, говорит, что этот «свет во тьме светится, и тьма его не может объять».

Но к сожалению, с человеком часто бывает то, о чем нас предупреждает Священное Писание– что он сам закрывает свои глаза и затыкает свои уши, чтобы не видеть и не слышать. Так и теперь, когда духовные ценности, духовный свет предстает пред ним, он не только равнодушен к нему, но и часто сам отходит от него, чтобы не видеть и не слышать то, что он должен видеть, и то, что он должен слышать. Потому что человек всецело прильнул к земле, только земным и землею он живет, и тогда у него очи закрыты и уши заткнуты, чтобы и не видеть и не слышать. Но свет Христовъ светит и всегда будет сиять, и те, у кого очи и уши открыты, видят и слышат, освящаются и освещаются этим светом.

Брат христианин, не смущайся тьмой, которая разливается всюду. Конечно, нельзя не скорбеть о том, что человечество теперь блуждает в таких мрачных потемках, но если человек ищет света и стремится к нему, то этот свет не закрыт от него.

Господь Иисусъ Христосъ, по словам Его Первоверховного Апостола, «всегда, днесь той же, и во веки». Если Он во время Своей жизни на земле был светом, просвещающим всякого человека, то и теперь Он просвещает всякого, кто не закрывает своих очей, кто не затыкает свои уши, а идет навстречу этому свету. И если он примет этот свет Христовъ, то на нем сбудутся слова евангельские : «дондеже свет имете, веруйте во свет, да сынове света будете». Аминь.

 

Святой Митрополитъ ФИЛАРЕТЪ

 

 

Porter  sa  Croix


Au milieu du Grand Carême, la Sainte Église
nous proposede vénérer la sainte Croix du Seigneur. La représentation de la vénérable et vivifiante Croix du Seigneur est solennellement portée hors de l'autel et disposée au milieu du temple, et devant elle, tous les fidèles s'inclinent trois fois jusqu'à terre, en chantant : « Nous nous prosternons devant Ta Croix, Seigneur, et glorifions Ta sainte Résurrection ».

Ce rite de la Sainte Église a une signification profonde et est extrêmement édifiant pour nous. Si nous avons jeûné consciencieusement pendant toute la première moitié du Carême, si donc nous nous sommes abstenus de nourriture animale, si nous avons fait l’effort de manger moins et moins souvent, si nous nous sommes privés de divers plaisirs et divertissements, si nous avons lutté contre nos penchants et habitudes pécheurs, nous devons ressentir une fatigue certaine et même une perte de force du fait d’une tension inhabituelle de la volonté et de l'affaiblissement du corps. Et lorsque nous pensons que seule la moitié du jeûne s'est écoulée, certains d'entre nous peuvent involontairement soupirer et penser : "Que c'est dur ! C’est au-dessus de mes forces ! Quand cela finira-t-il ?"

C'est pourquoi, afin de nous encourager et de fortifier notre volonté et notre esprit pour la poursuite du jeûne, la sainte Église nous proposecette consolation spirituelle : elle présente la Croix du Seigneur à l'adoration solennelle de tous. Et elle nous dit : « C'est dur pour vous,et vousvous plaignez, mais que pouvait donc ressentir le Seigneur qui a souffert pour vous, a enduré une agonie indescriptible sur cette croix ? Ou bien pensez-vous que Ses souffrances ont été moindres que les vôtres ? Cependant, il a tout enduré pour votre salut. Il a souffert par amour pour vous, alors souffrez aussi pour Lui, par amour pourLui ! » En d'autres termes, la Croix du Seigneur, qui est portée au milieu de l’église, c’est notre étendard, pareil à celui qui est porté sur les champs de bataille, afin de susciter en nous, qui sommes soldats du Christ, la vigueur de l'esprit pour la poursuite fructueuse de la lutte et la victoire sur nos ennemis. Mais la Croix du Seigneur n'est pas seulement un "étendard" pour nous, c’est aussi une "arme invincible", car elle est l'arme qui anéantit le pouvoir du diable.

De plus, cette exposition de la Croix du Seigneur pour sa vénération durant le Carême, rappelle aux croyants les jours importants qui approchent, ceux du souvenir de la Passion du Christ et de la Fête Lumineuse de Sa Résurrection. Cela nous rappelle vivement que si nous souffrons avec Christ, nous serons glorifiés avec Lui — si nous mourons avec Lui, nous ressusciterons avec Lui. Ainsi, la semaine de la Croix est comme un avant-goût durant le Carêmede la joie pascale qui nous attend, et c’est pourquoi, tout en glorifiant la Croix du Seigneur nous louons également Sa Résurrection, lorsque nous chantons trois fois : «Nous nous prosternons devant Ta Croix, Seigneur, et glorifions Ta sainte Résurrection ».

La Croix que le chrétien accepte volontairement de porter –c’est l’exploit de sa vie, dont le jeûne est le symbole chrétien. Chaque chrétien authentique est appelé à être un ascète, et sans ascèse, il n'y a et ne peut y avoir de christianisme véritable. Dans cette ascèse de l'abstinence corporelle et spirituelle permanente, réside le chemin de Croix que doit suivre chaque disciple sincère du Seigneur Jésus-Christ.

Le fait d’endurer humblement toutes les tribulations, d’endurer la part de souffrances qui échoit à chacun de nous durant cette vie terrestre, de mener une lutte incessante contrenos penchants vers le péché c'est en cela que réside la Croix personnelle de chaque chrétien authentique. Celui qui porte cette Croix s’apparente au Christ-Théophore et devient vraiment Son vrai disciple. Et tout comme la Croix de Christ a conduit à la joie de la Résurrection, de même la Croix personnelle de chacun de nous conduira à la même chose à la résurrection des morts et à la joie éternelle.

On comprend maintenant pourquoi l'ennemi de Dieu et du salut de l'humanité, le diable, déploie toutes ses forces diaboliques pour nous priver d'unechose aussi grande et salvatrice pour nous –la Croix du Seigneur – et pour nous amener à refuser de porter "notre croix", en refusant de suivre le Christ. Amen.

 

Archevêque AVERKY

 

 

 

Подвиг  несения  Креста

 

В самой середине Великого поста, св. Церковь предлагает чествованию и поклонению нашему святый Крест Господень. Изображение Честного и Животворящего Креста Господня торжественно выносится из алтаря среди храма, и перед ним всеми молящимися совершается троекратное преклонение до земли с пением: «Кресту Твоему покланяемся, Владыко, и святое воскресение Твое славим».

Глубокий смысл заключается в этом, чрезвычайно назидательном для нас, верующих, уставном обычае св. Церкви. Если мы добросовестно пропостились всю первую половину Великого поста, то есть: скоромной пищи вовсе не вкушали, старались есть меньше и реже, в разного рода удовольствиях и развлечениях себе отказывали, честно боролись со своими греховными склонностями и привычками, мы не могли не почувствовать некоторого переутомления и даже упадка сил от необычного напряжения воли и телесного ослабления. И когда подумаем, что прошла еще только половина поста, кое у кого невольно может вырваться вздох: «Тяжко! не по силам мне это! Когда же конец?!»

И вот, чтобы подбодрить нас и укрепить нашу волю и дух к дальнейшему пощению, св. Церковь устраивает нам духовное утешение — выносит для всеобщего торжественного поклонения Крест Господень. «Вам тяжело — вы ропщете», как бы так говорит она нам этим: «а каково было Господу страдать за вас, терпя невыразимыя муки на этом кресте? Или вы думаете, что страдания Его были меньше ваших? Однако, Он все претерпел, дабы спасти вас. Он терпел ради вас, — потерпите же и вы ради Него и во Имя Его! Иными словами; износимый на середину храма для поклонения Крест Господень — это наше воинское знамя, которое выносится, как и в обыкновенной мiрской брани, на поле сражения для того, чтобы возбудить в нас, воинах Христовых, бодрость духа для успешного продолжения борьбы и победы над врагами. Но Крест Господень для нас — не только «знамя», но и «оружие непобедимое», ибо им сокрушена власть диавола .

Вместе с тем, это изнесение Креста Господня для поклонения среди св. Четыредесятницы напоминает верующим о приближающихся великих днях воспоминания Страстей Христовых и о Светлом Празднике Воскресения Христова. Он живо напоминает нам, что, если мы со Христом страждем, то с Ним и прославимся — если с Ним умираем, то с Ним и воскреснем. Таким образом, Неделя Крестопоклонная есть как бы предвкушение среди поста ожидающей нас светлой пасхальной радости, почему, прославляя Крест Господень, мы одновременно воспеваем и Его Воскресение, когда троекратно поем: «Кресту Твоему покланяемся, Владыко, и святое воскресение Твое славим» .

Крест, который христианин добровольно принимает на себя есть подвиг жизни христианской символом которой является пост. Каждый истинный христианин призывается к тому, чтобы быть подвижником, и без подвига нет и не может быть истинного христианства, В этом подвиге постоянного всестороннего воздержания телесного и духовного и состоит тоткрестный путь, которым надлежит идти каждому искреннему последователю Господа Иисуса Христа.

Смиренное перенесение всех скорбей и страданий, выпадающих на нашу долю в этой земной жизни, непрестанная борьба со своими греховными наклонностями — вот личный крест каждого истинного христианина. Кто несет этот крест, тот уподобляется Христу–Крестоносцу и становится действительно Его истинным последователем. И как Крест Христов привел к радости Воскресения, так и личный крест каждого из нас приведет к тому же — воскресению из мертвых и вечной нескончаемой радости.

Теперь понятно, почему враг Божий и враг человеческого спасения диавол напрягает все свои диавольские силы для того, чтобы лишить нас столь великой и спасительной для нас святыни — Креста Господня и заставить нас отказаться от несения «креста своего», отклоняя от следования за Христом. Аминь.

 

Архiепископъ АВЕРКIЙ

 

 

Les Saints Ancêtres

 

Luc 14, 16-24

 

 

Nous avons entendu la lecture de l'Évangile qui raconte comment un homme organisa un grand festinauquelil invita beaucoup de monde. Mais lorsque tout fut prêt, les invités refusèrent de venir, invoquant des préoccupations personnelles : un tel avaient acheté des terres, tel autre cinq paires de bœufs, et un autre encore venait de se marier.

Cette parabole exprime l'appel de Dieu et se termine par ces mots : « Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ». Qui faut-il comprendre par «élus» ? Hénoch, Noé, Job le Très-Souffrant, Abraham et d'autres justes et prophètes peuvent être comptés au nombre des élus, car c'est par eux que le Seigneur a proclamé Sa volonté.

Ces prophètes et ces hommes justes sont précisément ces ancêtres dont nous commémorons aujourd'hui la mémoire. Ils ont tous vécu dans la foi et l'espérance en la venue du Messie pour entrer dans Son Royaume. Par quellepreuve pouvons-nous définir l'élection ? Certainement, par le fait de lamanifestation de la plus grande foi et de la plus grande justice.

«Abraham a cru en Dieu, alors, tenant compte de sa foi, Dieu l'a reconnu comme juste». Il a fait preuve d'une foi particulière dans le fait que, sur l'ordre de Dieu, il était prêt à sacrifier son fils unique Isaac, mais qu'un ange l'en avait empêché. Cet épisode de la vie d'Abraham indique prophétiquement que : «Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit ne périsse pas, mais ait la vie éternelle» (Jn.3,16).

C'est à cause du juste Abraham que ses descendants ont été choisis pour un Dessein spécial de Dieu, mais cette élection était devenue selon la chair et elle n'a pas résisté à l'épreuve. C’est d'eux qu’il est dit qu'ils se sont laissés entraîner par les biens de ce monde : certains se sont mariés, d'autres ont acheté des bœufs, d'autres encore des terres, et lorsque le Messie est venu, ils ne L'ont pas reconnu.

Cependant le sens de la parabole étant plus large, il s'applique également à nous, c'est-à-dire que l'appel de Dieu s'adresse aussi à nous. Celui qui répond à l'appel fait partie de l'Église des appelés. Mais il ne suffit pas d'être appelé, encore faut-il être élu.

Et qui sont ces élus ? Ce peut-être le clergé ; après tout, les évêques sont les successeurs des apôtres. Mais les apôtres ont également été choisis pour le plus grand des services – prêcher le salut – leur choix a été initial, mais l'un d'entre eux – Judas, a chuté. De même, le clergé est lui aussi appelé pour le plus élevé des ministères.

Être élus uniquement sur la base de la foi et de la piété, cela ne peut être dit que des saints. Être élu, revient à dire la même chose qu’entrer dans le Royaume des Cieux. C'est ce vers quoi nous devons tendre, c'est à cela que le Seigneur nous appelle.

Bientôt nous célébrerons la fête de la Nativité du Christ. Nous devons nous préparer à cette fête : cela doit s’exprimer par le jeûne, la prière, la fréquentation de l'église avec pénitence et communion aux Saints Dons. Que le Seigneur, Qui est descendu vers nous sur terre pour notre salut, nous vienne en aide. Amen.

 

Archevêque ALIPY /Gamanovitch/

 

 

 

 

Святые Праотцы

 

Лука 14, 16-24

 

Мы слышали Евангельское чтение о том, как «некий человек сотвори вечерю велию и пригласил многих». Но когда всё уже было готово, званные отказались приидти, ссылаясь на личные заботы : кто купил землю, кто приобрёлпятьпар волов, а третий женился.

Эта притча выражает зов Божий и заканчивается словами : много званных, да мало избранных. Кого мы должны считать избранными? К ним можно отнести Эноха, Ноя, Иова Многострадального, Авраама и других праведников и пророков, ибо через них возвещал Свою волю Господь.

Эти пророки и праведники и являются праотцами, память которых мы совершаем сегодня. Все они жили верою и надеждой в грядущего Мессию, чтобы войти в Его Царство. По какому признаку можно определить избранничество? Конечно, по проявлению наибольшей веры и праведности.

«Поверил Авраам Богу, и это вменилось ему в праведность». Особенную веру он проявил в том, что по повелению Божию готов был принести сына своего единородного Исаака в жертву, но был удержан ангелом. Этот эпизод в жизни Авраама пророчески указывал на то, что: «Тако бо возлюби Богъ мiръ, яко и Сына Своего единородного дал есть, да всякий веруяй вонь не погибнет, но имать живот вечный» Ин.3,16

Ради праведного Авраама и его потомки были избраны для особого Промысла Божия, но это избранничество было уже по плоти и не выдержало испытания. Это о них сказано, что они увлекшись благами мiра сего: кто женился, кто купил волов, а кто землю, и когда пришел Мессия – не узнали Его.

Так как смысл притчи шире, то это касается также и нас, т.е. зов Божий обращён и к нам. Кто откликнулся – в Церкви званных. Но не достаточно быть только званным, нужно быть и избранным.

Кто эти избранные? Может быть духовенcтво; ведь епископы преемники апостолов. Но и апостолы были избранны для величайшого служения – проповеди спасения и их избранничество было начальное, а потому и отпал один – Иуда. Также и духовенство, тоже званны, только для Высшего служения.

Избранные только по признаку веры и благочестия, это, можно сказать, только о святых. Избранничество это то же самое, что войти в Небесное Царство. Это то, к чему мы должны стремиться, к этому призывает нас Господь.

Скоро будет праздник Рождества Христова. Мы должны подготовиться к этому празднику: а это выражается: в посте, молитве, посещении Церкви с покаянием и причащением. Да поможет нам Господь, пришедший к нам на землю ради нашего спасения. Аминь.

 

Архiепископъ АЛИПIЙ /Гамановичъ/

 

 

 

4-ème Dimanche du Grand Carême

 

Aujourd'hui, en ce quatrième dimanche du Grand Carême, la Sainte Église commémore saint Jean Climaque, qui, dans sa seizième année de vie, est monté sur le mont Sinaï pour y accomplir son exploit spirituel. Le jour de sa commémoration, ce sont les Béatitudes qui sont lues à l'Évangile.

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour l'abolir, mais pour l'accomplir », dit le Seigneur. Lorsque nous comparons la Loi mosaïque à la Loi évangélique, nous constatons une différence significative entre les deux. La Bible raconte que la dure Loi mosaïque a été proclamée au milieu des tonnerres et des éclairs par un son de trompette qui sonnait de façon menaçante. Alors que la Loi évangélique, pleine de grâce, a été proclamée au monde au beau milieu d'une journée printanière, sous une brise calme et fraîche provenant du lac de Galilée. Dans l'Ancien Testament, personne n'osait, par crainte de mourir, s'approcher de la montagne au-delà d’une ligne tracée, mais ici, les gens se pressaient en foule autour du Christ, essayant de s'approcher le plus possible pour toucher le vêtement du Législateur aimant, qui exhalait la paix et le pouvoir de guérison. Dans le Nouveau Testament, le Maître céleste parle de bonheur, de félicité, enindiquant le chemin qui y conduit. Il ne donne pas des ordres, mais, en tant que Père aimant, Il incite deSa parole tranquille et aimante à accomplir Son enseignement : Bienheureux, dit le Christ, ceux qui ont leur conscience en paix, la bonté, la joie dans le cœur, et l'assurance d'une vie future de félicité.

La Loi qui avait été donnée au Sinaï, était une Loi de justice sévère. La Loi de l'Évangile est une Loi d'amour; elle combine la vérité et la justice de l'Ancien Testament avec la grâce du Nouveau Testament. La Loi de l'Évangile nous est donnée dans le Sermon sur la Montagne, qui commence par ces mots : « Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux ». Les bienheureux ne sont pas ceux qui sont pauvres matériellement, car cette pauvreté peut être due à la paresse et à l'oisiveté, ce ne sont pas ceux qui s'humilient hypocritement ou contre leur gré devant les gens, mais ce sont ceux qui se considèrent comme plus mauvais que les autres, qui voient leurs défauts, qui sont conscients de l’impuissance de leur force, ce sont ceux qui ne mettent pas en avant leur intelligence, mais qui recourent à Dieu pour obtenir Son aide bienveillante, tout comme les mendiants demandent l'aumône aux riches.

Ces "pauvres en esprit" peuvent être tout autant des pauvres ou des riches. Les mendiants ne sont réellement pauvres que lorsqu'ils portent la croix de leur pauvreté avec gratitude envers Dieu, sans se plaindre, lorsqu’ils travaillent dans la mesure de leurs forces, et ne recourent à l'aide de leurs proches qu’en cas d'extrême nécessité ; et les riches – lorsqu'ils ne se comportent pas en maîtres, mais comme desgardiensdes biens terrestres qui leur ont été confiés par Dieu,lorsqu’ils ne sont pas fiers de leur richesse, mais l'utilisent pour la gloire de Dieu, pour le bénéfice de leurs proches.

C'est pourquoi le Christ se propose d'extirper l'orgueil du cœur humain, c'est pourquoi le Christ nous offre l'humilité comme un roc solide sur lequel toutes les vertus peuvent être bâties en toute sécurité. S'il n'y a pas de "pauvreté spirituelle", c'est-à-dire d'humilité, dit saint Jean Chrysostome, « même si vous vous distinguez par le jeûne, la prière, l'aumône, la chasteté, même si vous possédez toutes les autres vertus, tout cela sans l'humilité sera détruit et périra », comme cela est arrivé au pharisien de l'Évangile.

Saint Jean Climaque indique trois signes essentiels qui permettent de distinguer l’humilité véritable : le premier signe - lorsque l'âme accepte avec joie toute humiliation, toute insulte, comme un remède qui guérit les maux du péché ; le deuxième signe - lorsque vous n'êtes en colère contre rien ni personne ; le troisième signe - lorsque vous ne vous fiez pas à vos vertus et que vous voulez constamment apprendre le bien, la vie au nom et à la gloire de Dieu.

Tous les ascètes, tous les saints possédaient une telle humilité. Nous avons un modèle parfait d'humilité en la personne de notre Seigneur Jésus-Christ. « Apprenez de moi, dit-Il, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes ». Si Lui, qui est sans péché, s'est humilié à ce point, devrions-nous, nousqui sommespécheurs, être fiers etnous vanteroutre mesure?

Celui qui a acquis le don de "pauvreté spirituelle" voit toujours ses faiblesses, ses péchés, il se lamente et pleure sur eux, tout en fermant sa bouche pour ne pas condamner son prochain. Amen.

 

Évêque MITROPHANE /Znosko-Borovsky/

 

 

Неделя 4-я Великого поста

 

 

Сегодня, в 4-ое воскресенье Великого Поста, св. Церковь вспоминает преп. Иоанна Лествичника, на 16-м году взошедшем для подвига на Синайскую гору. В день его памяти оглашаются в Евангельском чтении Заповеди Блаженства.

«Не думайте, что Я пришел нарушить Закон или пророков: не нарушить пришел Я, но исполнить», – говорит Господь. Сравнивая Закон Моисея с Евангельским Законом, мы обнаруживаем между ними существенную разницу. Помните, Библия повествует о том, как суровый Закон Моисея был провозглашен среди громов и молний, грозно раздававшимся трубным гласом. – А вот благодатный Евангельский Закон возвещен мiру среди весеннего дня при тихом веянии прохлады с Галилейского озера. Там – в Ветхом Завете – под страхом смерти никто не смел подойти к горе ближе намеченной черты, – а здесь народ тесною толпою окружал Христа, стараясь как можно ближе подойти и хотя бы прикоснуться к одежде любвеобильного Законодавца, источавшего мир и всеисцеляющую силу. В Новом Завете Небесный Учитель говорит о счастье, о блаженстве, и указывает путь к этому блаженству. Он не приказывает, а лишь, как любящий Отец, побуждает к исполнению их Своим тихим любящим словом: блаженны – счастливы, – говорит Христосъ, – кто имеет мир в совести, доброту и радость в сердце и уверенность в будущей жизни блаженной.

На Синае данный Закон был законом суровой судебной правды. Евангельский Закон это – Закон Любви; в нем соединились истина, правда Ветхого Завета, с Новозаветной милостью. Евангельский Закон дан нам в Нагорной Проповеди и начинается он словами: «Блаженны нищие духом, ибо тех есть Царствие Небесное». Не те блаженны, которые бедны материально, – эта бедность может быть и от лени и от праздности, – не те блаженны, которые смиряют себя лицемерно или поневоле перед людьми, а те блаженны, кто считает себя хуже других, кто видит свои недостатки, сознает немощность своих сил, не превозносится своим умом, кто прибегает к Богу за благодатной помощью, как нищие просят милостыни у богатых.

Такими «нищими духом» могут быть и нищие и богатые. Нищие – бедные, когда они с благодарностью Богу, без ропота несут крест своей нищеты, трудясь в меру сил, только в случаях крайней необходимости прибегая за помощью к ближним; а богатые – когда считают себя не хозяевами, а только приставниками у Богом им вверенных земных благ, не гордятся своим богатством, но употребляют его во славу Божию, на пользу ближним.

Вот почему Христосъ предлагает с корнем исторгнуть гордость из сердца человеческого, вот почему Христосъ предлагает нам смирение, как крепкий камень, на котором можно безопасно созидать все добродетели. Если не будет «нищеты духовной», т.е. смирения, говорит св. Иоанн Златоуст – «хотя бы ты отличался постом, молитвой, милостыней, целомудрием, хотя бы ты имел все другие добродетели, все это без смирения разрушится и погибнет», как это случилось с евангельским фарисеем.

Преподобный Иоанн Лествичник указывает на три главных признака истинного смирения: 1-ый признак – когда душа с радостью принимает всякое уничижение, всякое оскорбление, как врачевство, исцеляющее недуги греховные; 2-ой признак – когда ни на что и ни на кого не гневаешься; 3-й признак – когда не доверяешь своим добродетелям и постоянно желаешь научаться добру, жизни во имя и во славу Божию.

Таким смирением обладали все подвижники, все святые. Образец же смирения имеем мы в Господе нашем Иисусе Христе. «Научитесь от Меня, – говорит Он, – ибо Я кроток и смирен сердцем, и найдете покой душам вашим». Если Он, безгрешный, так смирял Себя, то нам ли, грешникам, гордиться, превозноситься?

Кто приобрел дар «нищеты духовной», тот всегда видит свои недостатки, свои грехи, о них скорбит и плачет, закрывая свои уста для осуждения ближних. Аминь.

 

Епископъ МИТРОФАНЪ /Зноско-Боровскиiй/