21-e DIMANCHE après PENTECÔTE

 

Matines : Jean XXI, 1-14

Liturgie : Eph. II, 14-22 ; Luc VIII, 41-56

 

AU NOM DU PÈRE DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT !

Bien-aimés Frères et Sœurs,

 

I — L'Evangile de Matines raconte la troisième apparition de Jésus après la Résurrection. Quelques apôtres un peu désœuvrés, décident de suivre Pierre et d'aller pêcher. Ils ne prennent rien cette nuit là. Au matin, Jésus mais ils ne Le reconnurent pas était sur la rive et leur demande s'ils avaient quelque chose à manger. Ils Lui répondirent qu'ils n'avaient rien, ayant travaillé en vain toute la nuit. Jésus leur dit de jeter le filet du côté droit de la barque. Ce qu'ils firent et le filet se remplit de poissons ! Jean reconnaît alors le Seigneur et le dit à Pierre qui se revêt et se jette à l'eau. Les autres arrivent avec leur filet plein de poissons. Il y avait là un feu de braise avec un peu de pain et de poissons. Jésus leur dit d'approcher, mais ils n'osaient pas, car il L'avait reconnu.

Alors Jésus prend du pain et des poissons grillés et les leur donna.

Ce n'est pas une communion sacramentelle, mais c'est la manifestation de la sollicitude de Dieu qui nourrit ses enfants.

II — La péricope de l'Evangile de ce jour, est l'inoubliable épisode de la résurrection de la fille de Jayre, au milieu duquel s'intercale la guérison de l'hémorroïsse, deux manifestations spectaculaire de la Toute Puissance du Christ qui a dit : « Tout pouvoir M'a été donné au Ciel et sur la Terre ».

A - Jayre était un « chef de la synagogue », venu se jeter à Ses pieds en Le priant de guérir sa fille, âgée de douze ans, qui se mourait. Jésus y va, mais pendant qu'il marchait entouré d'une foule nombreuse, une humble femme, hémorroïsse depuis douze ans, s'approche et touche par derrière le vêtement de Jésus et elle est guérie aussitôt. Jésus demande « qui m'a touché ?» alors qu'Il était entouré par la foule, mais Il a senti qu'« une force est sortie de lui ». La femme se voyant découverte tombe à Ses pieds et raconte son humble histoire et Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée ».

Sur ces entrefaites, arrivent les serviteurs de Jayre disant de ne pas déranger le Maître car sa fille venait de mourir. Jésus dit à Jayre : « Crois seulement ! Ta fille sera guérie».

Ils arrivent dans la maison du chef de la synagogue, tout le monde est en pleurs. Jésus dit : « Ne pleurez pas : elle dort ! » On se moque de Lui, Il entre avec les parents dans la chambre de la jeune défunte, Il la prend par la main : « Jeune fille, lève-toi ! » Et elle se lève.

B - Faisons mémoire de deux autres résurrections que rapportent les évangiles : le fils de la veuve de Naïm, pendant qu'on l'enterrait on enterrait le troisième jour et Son ami Lazare, le 4-e jour, alors, dit Marthe, qu'il puait déjà : la corruption de la chair étant déjà commencée. Mais Christ notre Dieu est le Maître de la vie et de la mort.

A Ses apôtres, lorsqu'Il les envoie prêcher deux par deux, Il leur dit également : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts (Matt. 10, 8) ».

La mort, ne l'oublions pas, est un châtiment d'Adam après sa faute.

Christ vainqueur de la mort est vraiment le nouvel Adam.

III — Mais nous, les hommes, nous ne sommes pas le Nouvel Adam. Ce que le Christ nous recommande, c'est la FOI. Nous le voyons dans l'épisode de Jayre : « Crois seulement! ».

Il faut venir à Lui, car l'homme est libre, nous l'avons souvent rappelé.

Ce n'est pas toujours facile : Jayre était un personnage important, un chef nous dit le texte évangélique. Dans la synagogue, et chacun connaît l'opposition virulente à l'égard de Jésus de la synagogue et des pharisiens.

C'est une démarche volontaire aussi que celle de l'hémorroïsse, ruinée par les médecins et qui va à Jésus avec une foi totale. Elle s'approche par derrière et elle est guérie, alors que Jésus ne la voit pas !

Quant au Fils de la veuve de Naïm, il n'avait rien demandé, puisqu'il était déjà mort !

« Demandez et vous recevrez ». Mais le Tout Puissant aussi reste libre et Sa bonté est infinie et ne connaît pas de limites. Il a vu passer l'enterrement du fils unique de la veuve de Naïm, et Il « s'est ému en son cœur ».

IV Le franchissement de toutes les limites, tel est l'enseignement que nous apporte l'épître de ce jour.

« De deux peuples, par sa Croix, il en a fait un seul». Il y avait en effet d'abord les circoncis et les incirconcis. Il y avait aussi, puisque la Palestine était envahie, les Juifs et les « gentils », c'est-à-dire ceux qui appartenaient à d'autres nations, ceux qui étaient proches depuis toujours et ceux qui l'étaient devenus récemment. Le Christ Lui-même, de Son vivant, était allé au-delà : nous L'avons vu guérir le serviteur du « centurion » et constater : « Je n'ai jamais vu une telle foi en Israël ! »

Néanmoins, Sa révélation du franchissement des limites du peuple juif a été progressive.

Avant la Résurrection : (Matt. X, 5), Il a dit encore « N'allez pas chez les gentils ... N'allez pas chez les Samaritains ».

Mais Lui-même néanmoins ... Rappelons-nous cette Samaritaine ... qu'Il feignait de ne pas considérer, si bien que les apôtres eux-mêmes Le pressaient de lui donner satisfaction. Il n'est pas bon, dit-Il, de donner aux chiens le pain des enfants. Oui, mais répond l'humble samaritaine, les chiens aussi mangent sous la table le pain qui tombe de la table des enfants ! et elle obtient ce qu'elle demandait.

Après la Résurrection, l'élargissement est net et impératif : « Enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ».

La charité du Christ notre Dieu n'a point de limites : Il est vraiment le Vainqueur de la Mort pour toutes les nations !

 

AMIN

 

 

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20-e DIMANCHE après PENTECÔTE


Matines : Jean XX, 19-31
Lit
urgie : Eph. II, 4-10 ; Luc VIII, 26-39


AU NOM DU PÈRE DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT !
Bien-aimés Frères et Sœurs,

 

I – Le Sauveur vient au devant de nous : Il est notre Rédempteur et Il nous aime.

C’est ce que confirme la péricope de l’évangile de matines concernant Thomas. Christ était apparu aux autres apôtres, dans une pièce fermée par crainte des Juifs. Ils racontèrent à Thomas que le Seigneur leur était apparu, mais Thomas ne voulut rien croire : « Si je ne vois la trace des clous …». Or huit jours après, le Christ leur apparaît toutes portes étant closes pareillement, et Thomas étant présent. « Approche, Thomas, et mets ton doigt … mets ta main dans mon côté … » Le Rédempteur aimant le connaît de l’intérieur et le secourt.Thomas en effet, comme le montrent les icônes, approcha sa main tout tremblant et il s’écria : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Il confessait ainsi le premier, lui qui avait douté, l’Humanité et la Divinité de Jésus-Christ.
II – L’épître de ce dimanche est un hymne à la Grâce ! Dieu, qui est riche en miséricorde, dans son amour nous à ressuscités alors que nous étions morts, Il nous a rappelés à la vie avec le Christ. C’est par Sa Grâce que vous êtes sauvés, et, anticipant et se plaçant naturellement dans l’éternité, l’apôtre ajoute : Il nous a ressuscités ensemble, il nous a fait asseoir DANS LES LIEUX CÉLESTES en Jésus-Christ. Nous n’y sommes pas encore, Bien-aimés Frères et Sœurs, mais, pour l’apôtre inspiré, c’est comme si nous y étions déjà ! et il poursuit : afin qu’apparaisse dans les siècles des siècles l’immense richesse de Sa Grâce. Revenant quelque peu sur la terre, l’apôtre précise : Par la Grâce, vous êtes sauvés PAR LE MOYEN DE LA FOI. Il balaye, d’une certaine manière, les revendications de ceux qui opèrent, ce n’est pas par les œuvres, par les actes, que vous êtes sauvés. On entrevoit les discussions ultérieures sur la foi et les œuvres : vous êtes sauvés par la Grâce, par la foi : que nul ne se vante de ses œuvres ! Mais avec une richesse équilibrée et vivifiante, il ajoute : nous sommes la créature de Dieu fondée dans le Christ – et donc aussi –, pour les bonnes actions que Dieu a préparées pour que nous les accomplissions. Comment ne pas repenser, en cette épiphanie de la Grâce, à la parole du Seigneur dans le premier évangile de matines : « Je suis avec vous, tous les jours et jusqu’à la fin du monde ».

III – Mais cet hymne à la Grâce, n’ôte pas non plus ce qui est imputable, le cas échéant, à l’homme seul – et volontairement seul. La péricope de Luc est celle de ce possédé qui vivait dans les sépulcres, entièrement nu, et qui terrorisait les populations. Ce possédé voit s’approcher le Christ et il Lui dit : « Que me veux-tu, Fils de Dieu ? » - car les démons ne se trompent pas et ils savent reconnaître Dieu. Le Christ se prépare à délivrer le possédé et Il demande au démon : « Quel est ton nom ? » - « Légion » est la réponse, car il y avait une multitude de démons dans ce possédé.

Christ les chasse, et au moment où ils devaient sortir de l’homme, ils implorent le Seigneur afin de ne pas retomber dans l’abîme : « Permets-nous d’entrer dans ces porcs qui paissent là ! ». Christ le permet, et la légion de démons s’empare des porcs qui aussitôt se jettent dans le lac et S’Y NOIENT. Vous comprenez par là que le démon, quels que soient ses apparences et ses faux-semblants, est toujours puissance de mort.
La suite de la péricope, en un balancement signifiant avec l’épître, montre la réaction des Gadaréniens : avertis de ce qui s’est passé, constatant avec stupeur la guérison du possédé qui les avait effrayés, ils demandent néanmoins au Seigneur de quitter leur pays. Car l’homme est libre. La Grâce ne s’impose pas et notre Dieu se retire.

Le possédé voulait Le suivre. Christ le renvoie chez lui en lui disant de raconter les bienfaits que Dieu a faits pour lui. Et ce possédé guéri n’y a pas manqué. L’homme, nous l’avons déjà vu peut être reconnaissant. De toute manière, il est libre.

La Grâce est toujours présente. Même les démons du Possédé la reconnaissent. Elle opère et elle sauve. Le possédé a été guéri de ses démons. Les Gadaréniens ont vu le miracle mais ils ont été effrayés et ont demandé au Christ de se retirer.

Vous le voyez : on peut refuser la Grâce : elle est toute puissante, mais l’homme est libre … Puissions-nous toujours, frères et sœurs bien-aimés, reconnaître la Grâce et l’accepter.


AMIN

 

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19-e DIMANCHE après PENTECÔTE


Matines : Jean XX, 11-18
Lit
urgie : Gal. VI, 11-18 ; Luc XVI, 19-31


AU NOM DU PÈRE DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT !
Bien-aimés Frères et Sœurs,


I – L’Evangile de Matines nous place, semble-t-il, quelques instants après la Résurrection. Marie est près du Sépulcre en pleurant. Elle se penche et voit deux anges vêtus de blanc assis l’un à la tête et l’autre aux pieds. Ils disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur dit : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur et je ne sais où on l’a mis ». Et se retournant, elle vit Jésus Lui-même qu’elle ne reconnut pas. Il lui fit la même demande - « pourquoi pleures-tu ? » Et, Le prenant pour le jardinier, elle Lui dit : « Dis-moi où tu l’as mis et j’irai le prendre … ». Jésus répond un seul mot : « Marie ! » et, aussitôt elle lui dit : « Rabbouni ».

Reconnaissance pleine !

Il lui dit : « Ne me touche pas, car Je ne suis pas encore monté vers mon Père ». Ce sont en effet des instants immédiatement consécutifs à la Résurrection, mais Il donne un message pour ses « frères » : à peine ressuscité, Il se manifeste dans sa permanence de Rédempteur.

II – L’Epître aux Galates, notablement postérieure, nous plonge dans des controverses – connues – entre circoncis et chrétiens. Des juifs cherchaient à faire circoncire des fidèles – ce qui avait l’avantage de leur éviter (peut-être …) la persécution. Saint Paul répond « A Dieu ne plaise que je me glorifie d’autre chose que de la Croix ! »

Discussion nettement postérieure à l’épisode précédent, mais qui porte la marque des tout débuts de l’évangélisation. Il ne sert rien d’être circoncis ou de je pas l’être, dit le Christ : ce qu’il faut, c’est être une nouvelle créature !

Incidemment – sans y attacher ‘importance – l’apôtre nous révèle qu’il porte ce que les siècles plus tardifs appelleront les stigmates.

III – L’opposition entre « les valeurs du monde » et celles de la croix – métaphorique – est bien marquée par la parabole du riche et du pauvre Lazare. Le riche vivait dans l’abondance et les jouissances. A sa porte, il y avait le pauvre Lazare qui désirait se rassasier des miettes de la table du riche … Mais même les chiens venaient lécher ses ulcères.

Or le riche et Lazare meurent la même nuit.

Le riche, parmi ses tourments, voit de loin Lazare dans le sein d’Abraham. Il prie Abraham d’envoyer Lazare « tremper le bout de son doigt dans l’eau » pour me rafraîchir la langue. Le Père Abraham lui rappelle combien différentes ont été leurs vies …Mais en outre, ajoute-t-il, il y a entre nous et vous un grand abîme que nul ne peut franchir …

Le riche cependant ajoute : « J’ai cinq frères : je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père pour qu’ils ne viennent pas eux aussi dans ce lieu de tourment ! ». Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent, répond Abraham.

Non, Père Abraham, mais si quelqu’un de morts, va vers eux, ils l’écouteront !

Abraham répond : s’ils n’écoutent ni Moïse si les prophètes, ils ne seraient pas davantage persuadés si un mort allait vers eux !

Et, pouvons-nous ajouter, ils ont connu la Résurrection du Christ, et ils ne se sont pas convertis !

QUE NOS CŒURS, FRERES ET SŒURS BIEN-AIMES, A LA DIFFERENCE DE CEUX DES CINQ FRÈRES NE SOIENT PAS ENDURCIS !


AMIN

 

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18-e DIMANCHE après PENTECÔTE


Matines : Jean XX, 1-10
Lit
urgie : Gal. II, 16-20 ; Luc VIII, 5-15
Hebr.
XIII, 7-16 ; Jean XVII, 1-13


AU NOM DU PÈRE DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT !
Bien- aimés Frères et Sœurs


I – L’Évangile de Matines peut être qualifié comme celui de la conversion de saint Jean. Marie-Madeleine vient au sépulcre qu’il faisait encore nuit et elle vit que la pierre avait été ôtée. Elle courut prévenir Pierre et Jean et leur dit : « On a enlevé le corps du Seigneur et nous ne savons pas où on l’a mis ! ». Les deux apôtres courent au Sépulcre. Jean qui était le plus jeune, vit, mais n’entra pas. Pierre entra, vit les bandelettes et, plié à part, le linge du visage.

Alors Jean entra aussi : il vit ET IL CRUT ; car il n’avait pas encore compris ce que dit l’Écriture, qu’il fallait que Jésus RESSUSCITÂT DES MORTS.

C’est proprement la conversion de saint Jean !

II – L’Épître aux Galates développe l’incompatibilité entre la Loi et la Foi : ce n’est pas par la Loi que l’homme est justifié, mais uniquement par la Foi en Jésus-Christ : nous qui sommes nés Juifs, nous sommes venus à Jésus parce que par Lui seul s’accomplit la justification. Si je feins de revenir à la Loi, je montre que je suis moi-même traître et menteur, car, par la Loi même je suis mort à la Loi.

Je suis crucifié avec Christ et je ne vis plus moi-même, mais Christ vit en moi. Si je vis encore dans mon corps mortel, c’est Christ qui vit en moi : je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui S’est donné pour moi.

Aux apparences et aux fausses réalités s’oppose la Vérité qui est elle-même sans commune mesure avec les fantasmes du monde.

III – Après ce que l’Épître comporte de difficile et de traumatisant, l’Évangile paraît nous ramener à une vision plus naturelle. C’est en effet la parabole du semeur.

Un homme sortit pour semer sa semence, or une partie des grains tomba le long du chemin et les oiseaux du ciel s’en nourrirent. Une autre partie tomba sur un endroit pierreux, mais quand elle fut levée, elle sécha car il n’y avait pas d’humidité. Une autre partie tomba parmi les épines et les buissons les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre et elle produisit au centuple.

Les disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole et le Christ répondit – ce qui est en somme le mystère de la prédestination : à vous, il vous est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu. Mais aux autres, il n’est parlé qu’en paraboles afin qu’en voyant ils ne voient point et qu’en entendant, ils ne comprennent point.

Redoutable mystère du destin des hommes !

Mais aux apôtres le Christ explique la signification de la parabole. La semence, c’est la Parole de Dieu. Certains l’écoutent, mais le diable vient qui ôte cette parole de leur cœur. D’autres la reçoivent avec joie, mais ils n’ont pas de racines : ils ne croient que pour un temps, et quand la tentation survient, ils se retirent. D’autres entendent la Parole, mais la laissent étouffer par les inquiétudes et les soucis du monde, si bien qu’ils ne portent pas de fruit. Mais la bonne terre, ce sont ceux qui retiennent la Parole dans leur cœur et la font fructifier !

Saint Jean lui-même n’avait pas compris immédiatement … C’est pour nous, dans notre médiocrité, un encouragement …

Mais, avec la Grâce de Dieu, veillons à rester disponibles et à recevoir la bonne semence !

AMIN

 

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17-e DIMANCHE après PENTECÔTE


Matines: Luc XXIV, 36-53
Liturgie : Galat. I, 11-19 ; Luc VII, 11-16


AU NOM DU PÈRE DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT !
Bien-aimés Frères et Sœurs,

I - L’Evangile de Matines raconte une nouvelle apparition du Christ à Ses disciples. Ceux-ci, épouvantés, Le prennent d’abord pour un fantôme. Mais le Christ leur dit de Le toucher, car les fantômes n’ont ni os ni chair. Mais comme dans leur joie, ils ne croyaient pas encore, Il leur dit : « Avez-vous quelque chose à manger ? » - Ils Lui présentèrent un morceau de poisson grillé et un rayon de miel et Il les mangea devant eux.

Il enchaîne en leur rappelant ce qu’Il leur avait enseigné en évoquant Moïse et les prophètes. Vous êtes témoins de ces choses et Je vais vous envoyer par le monde. Mais attendez quelques jours à Jérusalem jusqu’à ce que je vous receviez ce que Je vous ai promis – c’est-à-dire le Saint-Esprit. Il les mena ensuite vers Béthanie. Il les bénit, et comme Il les bénissait, Il se sépara d’eux et fut élevé au ciel.

II – L’Evangile que je vous ai annoncé, ne vient pas de l’homme, témoigne ici l’Apôtre Paul, mais je l’ai reçu par la révélation de Jésus-Christ.

Cela s’applique également à toute la Révélation apostolique ; nous venons d’être témoins de l’Ascension : Eh bien, à travers les apôtres, nous venons d’en avoir la révélation par Jésus-Christ.

Singulièrement extraordinaire était le fait de l’Ascension : c’est de Jésus-Christ Lui-même que nous en recevons la connaissance !

III – Le Seigneur est singulièrement proche de nous !

L’épanouissement de cette vérité est, dans l’évangile d’aujourd’hui l’épisode du fils de la veuve de Nain. Le Seigneur était entouré d’une grande foule et comme Il approchait de la porte de la ville, il arriva qu’on portait en terre un mort, fils unique d’une veuve.

Le Seigneur fut touché de compassion et dit à la mère : « Ne pleure plus ! »

Il toucha la bière et les porteurs s’arrêtèrent. Et Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis : Lève-toi ! »

Et celui qui était mort s’assit et commença à parler. Jésus le rendit à sa mère. Tel est le miracle de la résurrection du fils de la veuve de Nain.

Le Seigneur est plein de compassion : adorons-Le !

AMIN

 

 

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