La France Orthodoxe
- Подробности
- Категория: La France Orthodoxe
- Просмотров: 2501
4-e DIMANCHE après PÂQUES
Dimanche du Paralytique
Matines : Luc XXIV, 1-12
Liturgie : Actes IX, 32-42 ; Jean V, 1-15
CHRIST EST RESSUSCITÉ !
Bien-aimés Frères et Sœurs,
Nous nous trouvons aujourd’hui devant deux guérisons de paralytiques – et la résurrection d’une défunte : Mais, en arrière fond, pensons à la paralysie de l’âme. Physiquement, il s’agit de paralysés et ils sont guéris, mais n’oublions pas que l’âme aussi peut être comme incapable de tout mouvement et que c’est aussi à elle que l’enseignement de ces péricopes s’applique.
I – La gratuité du Don.
Le Christ et, par Lui, Ses apôtres sont spontanément tchudotvortsi, « faiseurs de miracles », comme on dit en russe ou en roumain. Les apôtres sont méprisés parfois – comme le dit l’apôtre Paul – mais le miracle émane d’eux : c’est le cas d’Énée qui ne demande rien, et, a fortiori de Tabitha (« gazelle ») qui était morte.
II – Foi et miracle.
A celui de la piscine, Christ demande : « Veux-tu être guéri ? ». Dans sa « patrie », comme observe Matthieu dans un autre passage, Christ fit peu de miracles à cause du manque de foi. L’adhésion de la volonté humaine est nécessaire, même quand elle est implicite CAR LA GUERISON FONDAMENTALE est celle de l’âme : il faut vouloir être sauvé, ce que nous faisons tous, en particulier par l’ascétisme.
III – Le refus du miracle.
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa maison », nous rappelle effectivement le Christ. C’est un enseignement toujours valable : ne soyons pas réticents vis-à-vis du miracle : il arrive que ceux qui demandent l’intervention divine, ne la demandent qu’à moitié, en hésitant, en comptant éventuellement sur d’autres recours …
N’est-ce pas un demi-refus de confiance ? Cependant, en dépit de notre peu de foi, Dieu vient à notre secours. C’est précisément ce qui est arrivé dans le cas du paralytique ! Cet homme voulait guérir, puisque depuis 38 ans il se faisait porter à cette piscine où se produisaient les miracles. Ce n’était pourtant pas, et nous allons le voir par la suite, « un individu très intéressant », pourrait-on dire par euphémisme.
Or le Christ le guérit, spectaculairement comme le raconte la péricope évangélique : non seulement celui qui depuis presque quarante ans ne marchait pas, se relève, mais, comme le Christ le lui avait dit, il retrouve sans problème sa force musculaire : il prend son grabat et rentre chez lui ! – sans penser à remercier le Christ qui l’a guéri et dont il ignore même le nom !
Mais il y a une suite, frères et sœurs bien-aimés et les prédicateurs qui nous ont précédés et dont je vous transmets l’enseignement, nous l’ont apprise. Ce paralytique guéri, qui s’appelait Isaac Lakedem, c’est le «juif errant» !
C’était en effet un individu pas du tout recommandable. Au demeurant, le Christ lui adresse une mise en garde exceptionnelle : « Va et ne pèche plus, afin qu’il ne t’arrive pire encore ! »
Les Juifs, vous le savez, lorsque quelqu’un était affligé d’une tare, d’une épreuve physique se demandaient : « est-ce lui qui a péché ou l’un de ses ancêtres ? » Cette interrogation, en telle circonstance particulière, les disciples la font au Christ. Or le Christ notre Dieu écarte cette opinion dans ce cas précis. Mais il n’élimine pas cette interprétation.
Nous ne sommes pas Juifs, mais les Juifs sont nos prédécesseurs. Quand un malheur tombe sur nous, ne disons pas simplement que c’est une malchance : interrogeons-nous ! N’est-ce pas nous qui, par nos péchés, notre égoïsme, avons attiré ce châtiment ? C’est une possibilité, et, en cette occurrence du paralytique, le Christ la souligne : « Ne pèche plus, afin qu’il ne t’arrive pire encore ! »
Nos saints prédécesseurs, les prédicateurs orthodoxes que j’ai cités et que je suis, nous ont transmis en effet la suite de cette histoire : lorsque le Christ montait au Calvaire portant Sa croix, il est passé devant la maison de ce paralytique. Il lui a demandé à boire, et l’homme a refusé en L’insultant, Christ lui a demandé de s’asseoir un instant sur le banc qui était là et l’homme a refusé de manière également offensante, et le Christ notre Dieu lui a dit : « Tu marcheras sans connaître la mort, tu marcheras jusqu’à mon Second Avènement ! Et, depuis, cet homme marche sans cesse sans pouvoir connaître la mort, il a même essayé de se jeter dans le Vésuve : en vain. Jusqu’au Jugement dernier, il est le Juif errant.
Toutes les Églises chrétiennes le savent. Certains l’on rencontré, en Allemagne, en Angleterre, au XIX-e siècle … Mais vous-même, bien-aimés Frères et Sœurs, peut-être l’avez-vous rencontré …
Regardez ces passants affairés qui passent devant l’église sans jamais s’arrêter. Suivez-les par l’esprit. Ils marchent ou ils roulent en voiture comme s’ils allaient quelque part. En semaine, ils vont « au boulot », le samedi dimanche, ils vont « en boîte » ou au « resto ».
Ils recommencent de même la semaine suivante …
Quelle vie vaine ! Frères et Sœurs. Ils courent toujours, et, comme le Juif errant, ils ne rencontrent rien. Or comme lui, souvent, ils ont rencontré Dieu, mais ils L’ont bafoué. Ils L’ont reconnu, mais ils ne L’ont pas suivi ! Car leur âme est comme paralysée !
Sachons Le reconnaître et Le suivre !
Le Juif errant est l’exemple même, monstrueux, de l’ingratitude.
Ne l’imitons pas, Frères et Sœurs bien-aimés ! Dans l’adversité, interrogeons-nous, faisons notre examen de conscience, ne sommes-nous pas coupable ? Et dans les bienfaits dont le Christ nous comble, sachons Le reconnaître. Le Christ nous comble de Ses bienfaits : nous sommes en santé, nous sommes les uns avec les autres, nos entreprises s’arrangent « plutôt bien que mal » comme disait mon père.
Quand nous sommes à l’Église, Il est là. Dans la Communion, c’est Lui-même que nous recevons !
Que la gratitude la plus fervente soit toujours dans nos cœurs !
AMIN
.
- Подробности
- Категория: La France Orthodoxe
- Просмотров: 1930
TRANSLATION des RELIQUES de Saint NICOLAS
Matines : Jean X, 1-19
Liturgie : Hebr. XIII, 17-21 ; Luc VI, 17-23
Saint Nicolas est le patron de notre église, nous le fêtons deux fois au cours de l'année et nous avons pour lui une grande vénération : juste en vérité, car saint Nicolas, évêque de Myre en Lycie, et vénéré dans toute l’Église chrétienne,est le modèle, le type pourrait-on dire, du pasteur chrétien.
En dépit de l'éloignement dans le temps, des faits sont parvenus jusqu'à nous. Il est considéré, dans beaucoup de régions, comme le patron des enfants : sa sollicitude pour les bambins ne s'inscrit pas forcément dans l'histoire, toutefois, un épisode mémorable est resté : il dota trois jeunes-filles pauvres, orphelines, afin qu'elles puissent se marier et échapper aux dangers liés à cette situation dans une époque encore brutale. Beaucoup d'autres anecdotes nous ont sans doute échappé … Mais le témoignage de la Liturgie demeure et il est édifiant.
L’Évangile de Matines dit en effet – ce sont les paroles mêmes du Christ – « Celui qui n'entre pas par la porte est un voleur » et le Seigneur ajoute : « En vérité Je suis la porte des brebis » et tous ceux qui ont été avant moi, sont des voleurs. Il précise : « Je suis le bon Pasteur ».
C'est dire combien le rôle de conducteur de peuple est exigeant et combien il est exceptionnel ! Tout naturellement, l’Épître du jour enchaîne : Respectez vos supérieurs ! C'est d'eux en effet que nous recevons la bonne doctrine – l'orthodoxie, au sens propre du terme, dont découlent toutes les bonnes œuvres des peuples chrétiens, et voilà pourquoi il faut obéir à nos maîtres.
Ces textes sont en somme un épitomé, un résumé percutant de toute la doctrine chrétienne. Et il est grand l'honneur de saint Nicolas d'être l'exemple du juste enseignement.
Comme il est normal toute la sagesse inhérente s'épanouit dans le texte de l’Évangile du jour.
Il commence par évoquer une multitude de guérisons opérées par le Christ et il poursuit par l'énumération des béatitudes, celles de Luc, un peu résumées par rapport aux béatitudes de chaque dimanche, mais plus concrètes et plus émouvantes.
Vous êtes bienheureux, vous, pauvres, parce que le royaume de Dieu est à vous,
Vous êtes bienheureux, vous qui avez faim maintenant,parce que vous serez rassasiés,
Vous êtes bienheureux, vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie,
Vous serez bienheureux lorsque les hommes vous haïront, qu'ils vous retrancheront de leurs synagogues, qu'ils vous outrageront, et rejetterons votre nom à cause du Fils de l'Homme,
Réjouissez-vous et tressaillez de joie, car votre récompense sera grande dans le ciel ;
C'est ainsi que leurs pères ont traité les prophètes !
Que notre supérieur saint Nicolas, par lequel nous recevons, en sa fête,ces saintes paroles de consolation, soit vénéré par nous avec tout notre respect et tout notre amour !
AMIN
.
- Подробности
- Категория: La France Orthodoxe
- Просмотров: 2150
3-e DIMANCHE après PÂQUES
Dimanche des FEMMES MYRRHOPHORES
Matines : Marc XVI, 9-20
Liturgie : Actes : VI, 1-7 ; Marc XV, 43 – XVI,8
AU NOM DU PÈRE DU FILS ET DU SAINT ESPRIT !
Bien-aimés Frères et Sœurs !
I – Les textes évangéliques d’aujourd’hui sont, pour une part, dans la ligne de l’incrédulité de Thomas. La Résurrection, c’était tellement invraisemblable ! Le Christ, au matin du premier jour de la semaine, apparut à Marie-Madeleine : mais on ne la crut pas. Marc fait allusion également aux disciples qui « allaient à la campagne » [Emmaüs] : ils revinrent et racontèrent, mais on ne les crut pas ! L’ange parla aux porteuses d’aromates et il leur dit explicitement que Jésus était ressuscité, mais elles partirent effrayées et ne dirent rien à personne.
On se trouve là devant le traumatisme de ceux qui sont confrontés à l’impossible.
II - Mais nous avons aussi quelques faits qui remontent à ces toutes premières heures. Il y a la démarche courageuse de Joseph d’Arimathie, juif d’autorité, qui ne craint pas d’aller demander à Pilate le corps de Jésus. Pilate s’étonne que Jésus soit déjà mort (il s’agit donc de ce qui vient tout juste de se produire), et, après confirmation du centurion, il remet le précieux Corps à Joseph – qui acheta un linceul, détacha le Corps, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans le sépulcre. Il y a donc bien eu une phase du linceul avant celle des bandelettes que, tous les évangiles l’attestent, on trouva dans le sépulcre après la résurrection. Il faut comprendre ces opérations successives dans la perspective de la mentalité juive : le contact d’un corps mort était impur. D’où les démarches successives de Joseph d’Arimathie : il achète un grand drap, y reçoit – sans le toucher ! – le Corps de Jésus, l’y roule et le dépose dans le sépulcre.
Après interviennent les phases de la toilette du mort, dont les diverses civilisations évitent de parler. Ces phases accomplies par des mains non-juives, le défunt est enveloppé des bandelettes, comme une momie – celles dont parlent les évangiles de la résurrection –, et alors seulement les myrrhophores peuvent mettre, sur ces bandelettes, les aromates, portés par des mains juives donc sans contact impur avec un cadavre.
Ces porteuses d’aromates – dont parle ici saint Marc – se demandent qui leur ôtera la pierre, très lourde, posée contre le sépulcre : nous savons, par le « douzième » évangile de la résurrection (celui qu’on ne lit qu’une fois l’an, le grand samedi – qu’un ange est descendu dans un éblouissement de lumière, a écarté la pierre et s’est assis dessus …).
Ces faits, dans leur complexité, ces incrédulités relèvent de l’événementiel des premières heures.
III – Il s’agit désormais avec la lecture d’aujourd’hui des Actes des Apôtres, non plus des premières heures, mais des débuts de la communauté chrétienne.
Il y avait eu des conversions, par milliers parfois, parmi les Juifs y compris leur « clergé », mais aussi parmi les étrangers, les « grecs » comme on disait alors, le grec étant la langue véhiculaire de ceux qui ne parlaient pas l’araméen.
Le christianisme s’étendait.
Cette extension n’était pas sans problèmes, sans frictions inter communautaires, comme nous dirions aujourd’hui. Cela est « humain » constaterions-nous et n’est pas surprenant. Mais la conclusion qu’en ont tirée les apôtres, est décisive pour le développement de la nouvelle communauté : c’est l’institution du diaconat. La fonction proprement apostolique est la prédication de la Parole. Mais le sacerdoce est, depuis ces tout premiers temps apostoliques, complété et assisté par le service des diacres et ceux-ci reçoivent l’imposition des mains.
Que le Seigneur nous donne de bien comprendre ces débuts du Christianisme et de nous en inspirer !
AMIN
.
- Подробности
- Категория: La France Orthodoxe
- Просмотров: 1905
L’ANTIPÂQUE ou DIMANCHE de THOMAS
Vêpres : XXVIII, 16-20
Liturgie : Actes V, 12-20 ; Jean XX, 19-31
Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !
Bien-aimés Frères et Soeurs,
I – Antipâque car elle est en regard de la Pâque et lui faisant suite : nous sommes encore dans la Semaine Lumineuse et l’anti-pâque est aussi le Dimanche de Thomas.
La Résurrection est hors de toute norme et elle a perturbé les plus fidèles : l’Evangile, premier des onze, lu hier soir, raconte l’apparition du Christ à Ses apôtres sur cette montagne de Galilée qu’Il leur avait indiquée ; Il leur parle, les Apôtres, même ceux qui avaient douté se sont tous prosternés …
Dans les semaines qui ont suivi Thomas ne se distingue pas des autres apôtres qui se retrouvaient au Portique de Salomon, étaient entourés et faisaient des miracles … Ce Thomas avait été choisi par Jésus. Dès le commencement, il faisait partie des douze. Il avait suivi Jésus pendant les trois années de Son ministère. La vie des Apôtres était une vie difficile d’errance et d’épreuves que décrit ensuite l’apôtre Paul dans ses épîtres. On les tenait facilement pour des illuminés, des moins que rien. Ils devaient travailler de leurs mains pour subsister, ils étaient pauvres, ils souffraient de la faim, de la soif, du froid. On les frappait éventuellement, on les calomniait, on les insultait. Eux, en revanche, dit encore saint Paul, ils bénissaient, ils priaient pour ceux qui les maltraitaient. Vie de misère et d’épreuves !
Pendant trois ans, Thomas avait suivi, il avait supporté, « sans hésitation ni murmure », dirions-nous. Il ne se mettait pas en avant, il était simplement et humblement un fidèle compagnon du Christ. Mais les trois fois où les évangiles le mentionnent personnellement sont riches d’enseignement pour nous, révélatrices aussi de sa personnalité. Lors de la mort de Lazare, Christ, en dépit de toutes les menaces, les avertissements, les dissuasions, voulait monter à Jérusalem peu avant la Pâque, Thomas alors s’exclama : « Allons-y aussi et mourons avec Lui ! »
Ce n’était pas un tiède, mais un fidèle et un courageux.
A la spontanéité et à la simplicité de cet apôtre, nous devons une réponse fondamentale pour la vie spirituelle. Jésus avait parlé de la maison de Son Père où il y a beaucoup de demeures et où Il allait préparer aussi leur demeure … « Vous savez où je vais … » et Thomas l’interrompt et Lui dit : « Seigneur nous ne savons pas où tu vas : comment pourrions-nous connaître le chemin ? » et le Christ notre Dieu répond : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ! » : Tout est dit ! C’est vrai, l’honnête Thomas avait été surpris et déconcerté …
II – Mais en cette occurrence-ci …C’était sitôt après la Crucifixion. Les apôtres étaient dans le trouble et l’affliction. Ils s’étaient réunis dans un lieu fermé « par crainte des juifs ». Or voici que, toutes portes étant closes, Jésus fut avec eux, Il leur dit : « La Paix soit avec vous », leur montra Ses mains et Ses pieds, souffla sur eux et leur donna le pouvoir de remettre ou de retenir les péchés …
Thomas n’était pas présent, mais quand les autres apôtres lui racontèrent qu’ils avaient vu le Seigneur, alors là l’humble patient et courageux Thomas ne suit plus ! « Si je ne vois pas la traces des clous, si je ne mets pas mon doigt dans les plaies, si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirais pas ! »
Il est vraiment « dépassé » … « Bloqué » dirions-nous même : il ne peut plus.
Pourquoi, Bien-aimés Frères et Sœurs ?
Certes, Jésus était le Christ. Thomas en était convaincu … Mais là, il ne peut plus, parce qu’il se trouve en fait devant LA DIVINITÉ du Christ ! Vous avez entendu la suite : huit jours après, tous étant rassemblés et Thomas avec eux, les portes étant pareillement fermées, Christ fut à nouveau parmi eux … « La Paix soit avec vous ! » et il s’adresse à Thomas : « Thomas, avance ton doigt …, ta main …et ne soit plus incrédule … » Thomas s’exécute et s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » – ce que nous répétons après lui, des siècles après.
Lui, l’incrédule momentané, il a été le premier à reconnaître LA DIVINITÉ du Christ.
III – Récit inoubliable, imprimé dans nos cœurs : le Christ n’était pas seulement un homme : Il était Dieu ! Mais cet épisode évangélique, ce n’est pas seulement un fait historique ancien. TOUS LES DIMANCHES, Frères et Sœurs bien-aimés, VOUS LE VOYEZ !
A un certain moment de la Liturgie, après la Consécration et tout de suite après la récitation du Notre Père, avant : « Les choses saintes aux saints ! », vous le savez, on ferme le rideau du sanctuaire. TOUTES PORTES ÉTANT CLOSES c’est la communion du clergé. Les diacres, le prêtre s’embrassent sur les épaules en disant : - « Christ est parmi nous ! », et la réponse est : « Il est et sera ! » Parce que le Christ est vraiment présent зerceptiblement et invisiblement.
La chaleur aussi est perceptible et on ne la voit pas !
Ce n’est pas, pour votre clergé, la « peur des juifs », mais l’accomplissement du commandement.
Mais tout de suite après, les portes s’ouvrent, et c’est vous les fidèles justement préparés qui recevez, visiblement et perceptiblement, le Corps et le Sang de Jésus-Christ. Le Sanctuaire s’ouvre sur l’Eglise, comme l’Eglise sur le Monde, et c’est le Christ Dieu qui est avec nous !
Restons toujours avec Lui !
AMIN
- Подробности
- Категория: La France Orthodoxe
- Просмотров: 2066
GRAND SAMEDI de la PASSION
Epître : Rom. VI, 3-11 ; Mat. XXVIII, 1-20
AU NOM DU PERE DU FILS ET DU SAINT ESPRIT !
Bien-aimés Frères et Sœurs,
En cette veille de Pâques, alors que nous sommes déjà revêtus de blanc, l’apôtre nous rappelle cette vérité fondamentale, c’est dans la mort du Christ que nous avons été baptisés. Lors de la crucifixion, de Son côté percé par la lance de Longin le centurion, sont sortis de l’eau (représentant le baptême) et du sang (signifiant la communion). Nous avons été ensevelis dans Sa mort par le baptême par immersion totale – jusqu’à ce que l’enfant perde le souffle soulignent des prêtres ! – et nous ré-émergeons dans une vie nouvelle. Sur la croix, notre vieil homme a été crucifié avec le Christ afin que le corps du péché soit détruit.
Si nous sommes morts au péché, ressuscitant avec Lui, nous vivrons avec Lui : car le Christ est mort une fois pour toutes et la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Étant morts avec Lui, avec Lui nous vivrons pour Dieu, en Christ notre Dieu.
En cette épître c’est la vérité fondamentale et liminaire de notre vie chrétienne qui est ainsi exposée.
Singulièrement mémorable est également l’évangile de ce jour. Comme vous le savez, chaque samedi soir aux matines, le prêtre lit un des « évangiles de la Résurrection ». Il y a ainsi onze récits de la résurrection, que l’on lit du premier au onzième, un par samedi, et quand on est arrivé au onzième, on recommence au premier.
Mais en fait, il n’y a pas que onze récits, il y en a douze, mais celui que vous venez d’entendre est lu seulement aujourd’hui, Grand Samedi. Dans tel ou tel des autres, les myrrhophores s’interrogent : « Qui nous roulera la pierre ? », car elles savaient que cette pierre était très lourde. Or voici la réponse, frères et sœurs : un ange est descendu du ciel, il a roulé la pierre et s’est assis dessus !
L’ange leur annonce que le Christ est ressuscité et qu’Il précédera Ses disciples en Galilée. Le Christ d’ailleurs leur apparaît peu après : elles Lui embrassèrent les pieds et elles L’adorèrent. Il leur confirme qu’Il apparaîtra aux apôtres en Galilée.
Quelques-uns des gardes rapportent aux autorités ce qui était arrivé. Les anciens et autres autorités furent troublés : ils donnèrent de l’argent aux gardes en leur ordonnant de dire que les disciples de Jésus sont venus et ont dérobé son corps, ce qui est la version divulguée par les gardes et parvenue, parmi les Juifs, jusqu’à nos jours. Quant au récit de Matthieu, il saute d’emblée à l’apparition de Jésus à Ses disciples en Galilée. C’est là que le Christ dit aux apôtres : « Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père du Fils et du Saint Esprit ».
C’est la seule fois où la Christ exprime cette formule bénie et toujours vénérée : au nom du Père du Fils et du Saint Esprit.
L’évangile de ce jour aboutit ainsi au Baptême par lequel, avec l’épître aux Romains, nous avions commencé.
AMIN